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Vendredi
23 novembre 2007 :
Décès du Professeur Ahmadou SANGARE
A l'âge de 63 ans, un des plus éminents médecins
spécialistes de la drépanocytose, lui-même drépanocytaire,
s'est éteint.
Abidjan, Côte-d'Ivoire
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Le
professeur Ahmadou Sangaré, chef du service hématologie
clinique du CHU de Yopougon, n’est plus.
A la lutte contre la drépanocytose, il a dédié
sa vie.
Homme de science émérite spécialiste en hématologie,
le professeur Ahmadou Sangaré s’en est allé.
Vendredi 23 novembre 2007, à l’âge de 64 ans,
il a poussé son dernier soupir, sous le coup de 20h15,
à la PISAM. |
Chef
du service d’hématologie clinique du CHU de Yopougon,
lauréat du prix HOESCHT pour la recherche sur la drépanocytose,
membre de l’académie des sciences de New York, membre
de la société Française d’hématologie,
chevalier dans l’ordre du mérite national…
l’homme a marqué d’une empreinte indélébile
le monde de la science.
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« C’était un grand esprit doublé d’un
pédagogue hors pair.
Il pouvait expliquer à l’inculte les maladies du sang
et les lui faire comprendre », affirme l’un de ses
neveux.
Drépanocytaire
lui-même, il n’a de cesse lutté pour une amélioration
de la qualité de vie de ceux qui comme lui connaissaient les
souffrances de cette maladie du sang.
« Il était en train de terminer un ouvrage sur la
drépanocytose.
N’eût été un problème de surcharge
électrique qui a détruit plusieurs de ses ordinateurs,
il aurait déjà présenté une pré
maquette de ce chef-d’œuvre qu’il voulait complet
et accessible à tous », a indiqué Idriss
Sangaré.
Le ministre Martin Bléou avec qui il a partagé 26 années
d’amitié et de fraternité, dira de lui, la gorge
nouée, « au delà de tout ce que l’on
sait de lui, grand professeur, lauréat de plusieurs grands
prix internationaux, le professeur Sangaré était un
homme plein d’amour et de générosité. Il
aimait le travail qu’il faisait mais par-dessus tout, il aimait
l’homme ».
Sa fille aînée, Mariam Sangaré, posant un doux
regard sur son portrait, dira dans un inaudible murmure, «
c’était le meilleur des pères ».
La jeune fille qui espère pouvoir marcher dans l’empreinte
des pas de son père, assure que jamais sa vie professionnelle
n’a déteint sur sa vie familiale.
« Il savait avoir du temps pour ses enfants et il était
leur ami, il savait surtout leur communiquer sa passion », a-t-elle
souligné.
Et les témoignages sur la vie de l’homme fusent et s’accordent.
« Le Pr Sangare était un scientifique chevronné
doublé d`humanisme et d'une humilité à nulle
aurtre pareille. Ses oeuvres et ses actions lui survivront et resteront
à jamais gravées dans la mémoire de ceux qui
l'ont connu et pratiqué »
Hier, dans le ballet des visites à la famille éplorée,
tous, parents, amis, élèves et condisciples se sont
voulu unanimes, le professeur Sangaré était un homme
d’exception.
« Lorsque je suis tombée enceinte de ma fille malgré
ma drépanocytose, j’étais désemparée,
je me suis adressée au docteur Sangaré que tout le monde
disait prodigieux. Je n’avais pas d’argent pour être
correctement suivie dans une structure comme il le fallait.
Mais, il n’a pas hésité à me prendre sous
son aile et il m’a encadrée jusqu'à ce que j’accouche
de ma ravissante princesse qui a célébré avant-hier
ses 15 ans », a raconté Thérèse N’Guettia,
une de ses patientes.
D’après l'article publié sur le site du journal
ivoirien "24h"
Photos
de Drépavie,
lors de la visite du Pr Sangare en France (invitation par l'association
A DA YI) le 16 septembre 2006
Réaction
du Dr Asa'ah Nkohkwo FRSH
Director-CEO SickleCellSociety.org
«
The death of Professor Sangare is sad news indeed. Through his effort
and acheivements, he evidently served for positive message and role
model to the sickle cell cause across the globe. And most importantly,
the best legacy for him is for us left behind to fight on to win the
challenge of sickle cell.
Warmest greetings, as ever, to everyone from London.
Asa'ah »
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